Semaine de quatre jours
Depuis plusieurs années, les parents d’élèves de Venelles avaient exprimé le désir d’adapter les rythmes scolaires aux réalités de la société d’aujourd’hui. Les familles mono-parentales ou recomposées, représentent prés de 40 % des foyers.
C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité, dès notre arrivée aux affaires de la commune en 2001, engager la réflexion avec tous les acteurs des écoles de Venelles.
A l’époque, nous ne disposions pas de tous les éléments susceptibles de faire aboutir cette concertation. Il fallait laisser le temps au temps, d’autant que les arguments sur les rythmes chrono-biologiques et d’autres points de vue, parfaitement respectables, et visant à préserver l’intérêt de l’enfant, ne pouvaient être rejetés.
Les associations de parents d’élèves, les enseignants, ont eu la sagesse et la lucidité d’examiner, avec calme et sérénité, les avantages et les inconvénients d’une modification des rythmes scolaires, et particulièrement l’adoption de la semaine de quatre jours.
Les orientations arrêtées en 2006, nous ont permis de rencontrer Monsieur l’Inspecteur d’Académie, dont la position opposée à la nôtre, n’en demeure pas moins respectable car s’appuyant aussi sur l’intérêt de l’enfant dans la sphère scolaire.
A la suite de nos démarches, le Ministre de l’Education Nationale, Monsieur Gilles de Robien, par lettre du 20 novembre 2006, a décidé de faire droit à la demande, désormais largement majoritaire, des parents d’élèves, des enseignants et du conseil municipal de Venelles.
Monsieur l’Inspecteur d’Académie, par lettre du 23 février 2007, nous a fait connaître que, dés la rentrée 2007, le dispositif de la semaine de quatre jours s’appliquait à titre expérimental à Venelles.
L’enseignement que nous pouvons tirer de ce résultat est qu’il répond désormais à une très forte attente d’une très large majorité des parents et enseignants, avec le soutien de leur municipalité. Le résultat de notre action fait désormais « Ecole » dans tout le département. Ce sera une mesure nationale en 2008.
Cela prouve aussi, que dans le dialogue, la concertation, le pragmatisme, la détermination, le courage et la volonté d’agir ensemble et sans faille, tout devient possible, et même contre ceux que nous entendions encore déclamer, il y a quelques mois, que nous n’y arriverions pas.
Merci de votre confiance, merci de votre action. Qu’ensemble nous fassions gagner nos enfants, la valeur la plus précieuse de notre volonté commune. Ils sont notre avenir, ils sont l’avenir de la commune.