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VENELLES PROXIMITE
Principes de maîtrise budgétaire appliqués à la gestion communale

Dans l’absolu et si ce n’est du fait des particularités de la structure budgétaire d’une commune ou de la procédure particulière d’élaboration budgétaire, il y a peu de différences dans les bonnes pratiques de maîtrise budgétaire d’une commune et celles de maîtrise d’un budget personnel ou d’une société.

La première règle est évidemment de maîtriser les dépenses de fonctionnement. Sur ce point il n’y a rien à dire sinon qu’il convient de prévoir un découpage aussi méticuleux que possible des postes de dépenses et s’y tenir en luttant pied à pied contre toutes les bonnes raisons qui devraient faire évoluer les chiffres prévus dans le budget. Ceci nécessite un effort quotidien et une participation active des tous ceux qui sont en charge de ces dépenses ou en charge de les contrôler.

Une variable d’ajustement pour les communes est bien évidemment la fixation des taux d’imposition pour les taxes foncières et taxes d’habitation, mais il s’agit là d’un choix politique qui, compte tenu de nos convictions, nous incite guère à aller dans le sens de l’augmentation débridée chère à nos opposants socialistes.

Pour ce qui concerne l’investissement, la variable d’ajustement est l’emprunt communal. Là aussi, des différences essentielles nous séparent des autres sensibilités politiques. Nous considérons bien entendu que les emprunts faits aujourd’hui devront être remboursés par nos enfants et que c’est faire preuve de bien peu de responsabilité citoyenne que de laisser filer la dette en anticipant les futures augmentations de la charge fiscale.

Comme pour un ménage ou une entreprise, il n’est certainement pas raisonnable de s’endetter au-delà de sa capacité de remboursement normalement prévisible. Il n’est notamment pas raisonnable d’anticiper une forte croissance en prévoyant que cette croissance permettra de rembourser des emprunts trop importants. Nous disons que le niveau de dette laissé par nos prédécesseurs était trop important (7 M€ en 1999 conduisant à des remboursements ultérieurs dépassant les 1,1 M€ par an, 400000 € de charges financières prises sur le budget de fonctionnement et plus de 700000 € de remboursement de capital).

Un ratio pertinent nous donne une bonne information sur le niveau raisonnable de dette d’une commune : il s’agit de la capacité de désendettement (ratio exprimé en années entre le niveau de l’emprunt et ce qu’on est à même de dégager annuellement pour rembourser l’emprunt)

Une bonne valeur d’équilibre est de 5 années alors que ce chiffre dépassait 9 années en 2001 ! Aujourd’hui, nous avons ramené ce chiffre à 4 années, ce qui laisse un potentiel pour les projets à venir.